CARRIERES DE PARIS
(Très) rapide historique:
Lorsque nos amis les romains envahirent la Gaule, ils importèrent leurs techniques de construction relativement gourmandes en pierre. D´abord extraits à ciel ouvert lorsque ils affleuraient à la surface du sol, les bancs de gypse et de calcaire durent être poursuivis en sous-sol au fil des siècles.
La "législation" relative à l´utilisation du sous-sol étant peu respectée, et la cartographie systématique des carrières n´étant pas du tout à l´ordre du jour, les terrains furent creusés de manière chaotique tandis qu´en surface la ville s´étendait dangereusement au-dessus du vide. Les exploitations laissées à l´abandon et oubliées, une série d´effondrements importants eut lieu en 1774. Pour remedier à ce problème fut créée une première commission en 1776, remplacée en avril 1777 par l´Inspection Générale des Carrières. Son but sera de localiser les carrières et de les consolider, formant des réseaux hétéroclites de vides d´exploitation reliés entre eux par des galeries d´inspection.
L´exploitation du sous-sols étant définitivement arrêtée, les vides furent astucieusement réutilisés de très diverses manières du XIXe siècle à nos jours. Furent ainsi installés en toute logique des abris de défense passive, un "bunker allemand", ainsi qu´un abri anti-atomique en 1960, entre autres. L´humidité et la fraîcheur ambiantes aidant, les brasseurs et champignonistes y trouvèrent aussi leur compte, et l´on peut voir encore aujourd´hui quelques traces de leurs activités. Enfin quelques galeries servirent aussi d´ossuaires dans le but de vider certains cimetières intra-muros, ce qui par abus de langage donna le nom de catacombes aux anciennes carrières de Paris.
Enfin dans le milieu des années 1970, des groupes de cataphiles, dont The Rats, investir les lieux. Amenant un peu de vie dans ces espaces abandonnés, des salles furent aménagées et reçurent des noms, dont certains ont perdurés jusqu´à aujourd´hui, donnant une véritable identité aux lieux.
Voici donc quelques photographies prises lors de nos virées dans les méandres de Paname au sein de ces fameux reliquats de l´exploitation du sous-sol. Si d´aventure il vous arriverait d´y accéder, merci de ramasser vos ordures, la "Propreté de Paris" n´a pas d´équipes en sous-sol.
Par ailleurs il est bon de rappeler que les vides d'exploitation et les galeries de l'IGC sont interdits d'accès par arrêté préfectoral du 02/11/1955. Traduction: Pas de plan ni d'info' sur les entrées dans les parages.

GRS

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Musée du vin